"OpenAI est bien conscient des risques et des préjudices qui peuvent survenir en raison de l’utilisation de sa technologie et de ses services dans des applications militaires. Il y a une nette différence entre les deux politiques, car la première indique clairement que le développement d’armes, l’armée et la guerre sont interdits, tandis que la seconde met l’accent sur la flexibilité et le respect de la loi."
Précisant :"Le développement d’armes et la réalisation d’activités liées à l’armée et à la guerre sont légaux à des degrés divers. Les implications potentielles pour la sécurité de l’IA sont importantes. Compte tenu des cas bien connus de biais et d’hallucination présents dans les grands modèles de langage (LLM), et de leur manque général de précision, leur utilisation dans la guerre militaire ne peut que conduire à des opérations imprécises et biaisées qui sont susceptibles d’exacerber les dommages et les pertes civiles".
Certains experts ont souligné le partenariat qui lie OpenAI à son principal investisseur Microsoft, un important sous-traitant de la défense, partenaire de plusieurs programmes de la DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency), une agence du département de la Défense des États-Unis chargée de la recherche et développement des nouvelles technologies destinées à un usage militaire. Un partenariat qui pourrait influencer la manière dont les technologies d'OpenAI sont utilisées dans le domaine militaire. OpenAI, à la suite de l'article de Sam Biddle repris dans un premier temps par des médias comme TechCrunch, a tenu à tirer les choses au clair : si elle a retiré les mots "armée" et "guerre", c'est bien pour s'adapter au marché militaire mais dans le cadre de projets que sa politique approuve. Elle déclare ainsi :"Notre politique ne permet pas que nos outils soient utilisés pour nuire à des personnes, développer des armes, pour surveiller les communications, ou pour blesser d’autres personnes ou détruire des biens. Il existe cependant des cas d’utilisation en matière de sécurité nationale qui correspondent à notre mission. Par exemple, nous travaillons déjà avec la DARPA pour stimuler la création de nouveaux outils de cybersécurité afin de sécuriser les logiciels open source dont dépendent les infrastructures critiques et l’industrie. Il n’était pas clair si ces cas d’utilisation bénéfique auraient été autorisés dans le cadre du terme « militaire » dans nos politiques précédentes. L’objectif de la mise à jour de notre politique est donc d’apporter de la clarté et de permettre d’avoir ces discussions".