Actualité Le LabCom Litis, spécialisé dans le traitement des données de santé, inauguré...

Pour approfondir le sujet

Recherche en IA : IBM et le MIT annoncent l’ouverture d’un nouveau laboratoire

IBM et le MIT viennent d'annoncer la création d'un nouveau laboratoire commun dédié à l'intelligence artificielle. Ce projet fera l'objet d'un investissement d'un montant...

DeepMind installe un nouveau laboratoire à Paris qui sera dirigé par Rémi Munos

Alors que le Sommet AI For Humanity se tient aujourd'hui au Collège de France, DeepMind de Google, annonce sa décision d'ouvrir un premier laboratoire...

Atos et Google inaugurent leur 2ème laboratoire dédié à la transformation vers l’IA

Atos et Google Cloud inauguraient aujourd'hui à Bezons, au siège social d'Atos, dans le Val d'oise, leur deuxième Lab IA. Ce nouveau laboratoire est...

La Haute Autorité de Santé publie un projet de grille d’analyse des algorithmes auto-apprenants

La Haute Autorité de Santé a publié un projet de grille d’analyse des algorithmes auto-apprenants. L'initiative a pour objectif de fluidifier l’instruction de ces dossiers et...

Le LabCom Litis, spécialisé dans le traitement des données de santé, inauguré à Rennes

Ce jeudi 26 septembre marque à Rennes, l’inauguration du LabCom Litis. Il s’agit d’un laboratoire commun public privé, constitué du LTSI rennais et d’Enovacom, filiale d’Orange Business Services ayant pour objectif de faire progresser la médecine par la structuration et l’étude du Big Data en santé.

Optimiser et intégrer des sources très diverses de données de santé afin de mettre au jour des enseignements précieux en matière de médecine et de santé publique, de manière sécurisée et respectueuse des droits du patient : c’est l’ambition de LITIS. Financé par l’ANR, ce LabCom inauguré le 26 septembre associe l’Université de Rennes 1, l’Inserm et le CHU de Rennes à la société Enovacom.

L’évènement s’est déroulé ce matin sur le campus santé de Rennes en présence d’acteurs incontournables de la région tels que David Alis, Président de l’Université de Rennes 1, et Véronique Touzet, Directrice générale du Centre Hospitalier de l’Université de Rennes (CHU).

Le Labcom LITIS vise à développer des synergies et renforcer le partenariat entre le laboratoire de recherche LTSI et la société ENOVACOM, dans l’objectif de traiter les questions de l’interopérabilité, de l’intégration, de l’analyse et l’interprétation du Big Data en santé.

diapo8-1920pxLe dépôt de données hospitalières eHop

Le dépôt de données hospitalières eHop a été créé à Rennes en 2015. Opérationnel sur le CHU de la métropole rennaise, il est en cours de déploiement au sein du réseau hospitalier HUGO du Grand Ouest. La base au coeur d’eHOP regroupe l’ensemble des données numérisées des dossiers des patients passés par l’hôpital, recueillies via le dossier patient informatisé. Interrogée selon des procédures très strictes par les professionnels de santé, elle permet aujourd’hui d’étudier la faisabilité d’une étude clinique en un temps record et fournit de l’aide à la décision pour les médecins.

eHop est le fruit de recherches qui ont la particularité, outre leur caractère collaboratif national et international, de passer outre les murs de l’hôpital (CHU de Rennes), de l’Université (de Rennes 1), du laboratoire de recherche (LTSI) et de l’entreprise (ENOVACOM).

eHop regroupe 1,3 milliards de données structurées correspondant aux soins prodigués à 5 millions de patients, d’où l’attention portée à la sécurisation, à la conservation et à la protection de la base. Début 2020, une plateforme interrégionale pour le traitement des données de santé devrait voir le jour, son pilotage étant assuré à Rennes.

Emergence du LITIS

C’est en continuité de ces efforts de recherche décloisonnés que naît en 2017 le laboratoire commun LITIS (pour Laboratoire d’interopérabilité, de traitement et d’intégration des données massives en Santé), labellisé et financé par l’ANR avec l’accompagnement de la SATT Ouest Valorisation. Il associe l’Université de Rennes 1, le LTSI dont l’Université est co-tutelle avec l’Inserm, le CHU de Rennes et la société ENOVACOM, autrement dit les partenaires qui étaient déjà à l’oeuvre sur eHOP.

L’objectif d’ensemble reste le même : constuire les plateformes big data santé, orientées vers la médecine dite “4P” (personnalisée, prédictive, participative, préventive).

Trois cas d’usage sont considérés :

  • classifier les patients atteints d’un type précis d’insuffisance cardiaque. L’ambition est de trouver, depuis l’imagerie, des biomarqueurs d’intérêt permettant de déterminer le risque de décompensation pour le patient et dégager des profils basés sur la génétique, prenant en compte la co-morbidité ;
  • développer des entrepôts de données de signaux dans les systèmes de réanimation, en particulier dans les services de néonatalogie, de l’hospitalisation des bébés prématurés jusqu’à leur suivi à long terme. Là, l’objectif final est de prédire le risque d’infection des nouveaux-nés ;
  • travailler sur l’analyse de radios par l’intelligence artificielle, pour repérer des signatures, des marqueurs pouvant être prédictifs. Tout le flux d’alimentation et de transformation de la donnée est à mettre en place.

Pierre-yves Gerlat

Partager l'article

Comment la mairie de Barcelone souhaite favoriser une utilisation éthique de l’intelligence artificielle

La mairie de Barcelone souhaite mettre en œuvre vingt mesures pour garantir que les algorithmes d'intelligence artificielle utilisés par la ville et ceux qui...

Atos et DreamQuark lancent une plateforme numérique destinée aux assureurs et aux banques

Après son acquisition de trois sociétés annoncée cette semaine afin de développer son portefeuille technologique dans plusieurs domaines, Atos a dévoilé une plateforme digitale...

Les archives nationales américaines utiliseront l’intelligence artificielle pour gérer leurs documents numériques

L'Administration des archives des Etats-Unis (ou National Archives and Records Administration - NARA) qui détient tous les documents gouvernementaux du pays, gère des millions...

Mastercard et Ekata, une acquisition pour renforcer sa solution d’identification en ligne

L'entreprise américaine de paiement et de retrait Mastercard a annoncé la prochaine acquisition de la société de solutions de vérification d'identité Ekata pour la...