Intelligence artificielle Focus sur OptiBiomasse, projet mêlant agronomie à valeur médicale ajoutée et intelligence...

Pour approfondir le sujet

Sur le même thème :

Cybersécurité : 22 lauréats sélectionnés dans le cadre de l’appel à projets de la Commission européenne

L'appel à projets "2020 CEF Telecom Call - Cybersecurity", autour des enjeux liés à la cybersécurité et dans le cadre du mécanisme pour l'interconnexion...

VineScout : un robot d’observation viticole autonome élaboré par l’Université Polytechnique de Valence

Après qu'une entreprise française ait fait appel au CEA List pour élaborer un modèle de machine learning pour trier les bouchons de liège, c'est...

Des chercheurs du St John’s College présentent un modèle de langage pour lutter contre les maladies neurodégénératives

Des chercheurs du St John's College de l'Université de Cambridge se sont intéressés à la grammaire moléculaire des protéines. Dans la conclusion de l'une...

Des chercheurs de l’université de Zurich mettent au point un algorithme améliorant les performances des drones

Une équipe de chercheurs de l'université de Zurich a conçu un algorithme qui a permis à un drone autonome de se déplacer plus rapidement...

Focus sur OptiBiomasse, projet mêlant agronomie à valeur médicale ajoutée et intelligence artificielle

Lancé en 2017 à à Gembloux Agro-Bio Tech ULiège, le projet OptiBiomasse était focalisé sur la recherche dans les secteurs pharmaceutique et parapharmaceutique. Des molécules d’intérêt ont été étudiées jusqu’à ce que la pandémie COVID entraine une réorientation des recherches vers une plante en particulier, l’armoise. L’intelligence artificielle et la robotique ont alors fait leur entrée pour permettre à ce projet de jouer un rôle dans l’agriculture 4.0, au service de l’homme et de la vie.

Pharmacie, parapharmacie, agronomie et agriculture 4.0 peuvent permettre d’aboutir à des recherches très intéressantes. C’est le cas de projet OptiBiomasse, initié par le Pr Eric Haubruge à Gembloux Agro-Bio Tech ULiège, et qui fait partie d’un vaste programme de recherche institutionnel appelé Tropical Plant Factory. Le projet se centre sur les molécules d’intérêt dont le chanvre, l’euphorbe, le pélargonium et l’échinacée afin d’en extraire les principes actifs les plus efficients.

optibiomasse plante

En 2020, l’étude de l’armoise, plante aux propriétés notamment antipaludiques et antivirales, a été privilégiée dans le contexte COVID. Ce projet agronomique à valeur médicale ajoutée vient de se voir adjoindre de l’intelligence artificielle : un robot hautement innovant a été installé au sein des cultures d’armoise de Gembloux Agro-Bio Tech ULiège.

Le principe de cette « Smart agriculture » ? Un robot, complété par deux caméras hyperspectrales et couplées à un logiciel, progresse parmi les cultures. comme l’explique le Pr Haïssam Jijakli, coordinateur du projet OptiBiomasse, au C-RAU (Centre de Recherches en Agriculture Urbaine), à Gembloux Agro-Bio Tech ULiège :

“C’est en cela que cette installation est innovante en comparaison avec les cultures assistées par de la robotique existant à ce jour : avant, les plantes défilaient devant un robot ; à présent, le trio robot-caméra-logiciel évolue parmi les cultures. Ce type de système polyvalent et mobile ne perturbe plus les plantes. De plus, ce robot peut non seulement se frayer un passage dans des espaces exigus, mais est aussi capable de collecter des informations encore indécelables à l’œil nu. Il peut, par exemple, repérer rapidement si la plante manque d’eau et de nutriments particuliers ou encore estimer si celle-ci a atteint le degré de maturité requis avant récolte”.

L’étude n’est ni de plein champ ni de pleine terre, mais en container et hors sol. Entre autres avantages, le container constitue un environnement où l’on peut contrôler divers paramètres tels que la lumière, l’humidité relative, l’irrigation… et donc placer d’entrée de jeu les cultures dans un contexte de rendement optimal. De plus, le container offre l’opportunité de faire croître en masse et sur un espace restreint ces plantes à haute valeur ajoutée. Enfin, la culture hors sol (hydroponie) qui y est pratiquée requiert peu d’eau. Une fois toutes ces conditions optimales réunies et appliquées, le robot opère alors. Ce système est appelé “plateforme robotisée de phénotypage”.

optibiomasse équipe recherche
Depuis 2017, les recherches d’OptiBiomasse sont coordonnées par le Pr Haïssam Jijakli, fondateur du C-RAU (Centre de Recherches en Agriculture Urbaine), à Gembloux Agro-Bio Tech ULiège. L’aspect agronomique d’OptiBiomasse est sous la responsabilité du Dr Françoise Bafort ; l’aspect mécatronique, sous celle du physicien Jean-Jacques Lemaire, avec le soutien de la PME marchoise MachineSight (intégrateur en machines spéciales).

Actuellement de niveau premium et aux mains de la R&D, cette technologie va permettre d’identifier des protocoles de cultures efficients. Ceux-ci seront ensuite adressés aux fermiers, notamment urbains et péri-urbains. Ces producteurs pourraient donc valoriser des espaces non utilisés en ville ou en périphérie, ou encore envisager de cultiver là où cela aurait été a priori improbable (sols pollués, friches industrielles…). Une façon de se réapproprier l’espace au plus juste, mais aussi de repenser son métier. Ceci avec la certitude de produire des plantes selon des protocoles éprouvés, et avec pour point de mire l’augmentation durable de la productivité.

 
Thierry Maubant

Partager l'article

Covid-19 : Focus sur Early Warning System (EWS) développé par BioNTech et InstaDeep pour détecter les variants à haut risque du SARS-CoV-2

En ce moment, nous entendons beaucoup parler de Delta et Omicron, les deux variants circulant le plus en France, mais on est loin d'imaginer...

La CNIL lance une consultation publique sur l’usage des caméras intelligentes dans les espaces publics

Devant la recrudescence des caméras intelligentes ou augmentées dans les espaces publics et les problèmes éthiques ou juridiques que ces dispositifs posent, la CNIL,...

Est-ce que Python est sécurisé ? Etude réalisée par Snyk

Selon une étude réalisée par Snyk, aujourd'hui, 43 % de toutes les fuites de données sont directement liées à des vulnérabilités découvertes au sein...

Bouches-du-Rhône et Var : 12 000 piscines non déclarées détectées grâce à l’Intelligence Artificielle

Il y a et il y aura toujours des fraudeurs... L'intelligence artificielle va permettre de repérer ceux qui ont «omis» de déclarer certains bâtis...
Recevoir une notification en cas d'actualité importante    OK Non merci